Je connais Séoul par le biais de Jumia Food pour y avoir plus par obligation que par désir, commandé des sushis à cause des restrictions de zone de la structure. Les sushis y sont passables, mais consommables. Vu que c’est un restaurant coréen, cela se comprend. En effet, ils ne peuvent prétendre à la technique des Japonais dans ce domaine. J’ai décidé dans le cadre de la découverte d’autres cultures culinaires sur Abidjan de m’y rendre avec ma sœur pour y dégoter la cuisine coréenne. Séoul, Bromakotè de la cuisine coréenne à Abidjan c’est juste en bas !

Séoul, le Bromakotè de la cuisine coréenne à Abidjan

Dans mes souvenirs, mes parents me parlaient de ce quartier pas très favorisé du nom de Bromakotè. Un quartier où l’accès à l’hygiène, à l’eau potable ou encore à l’alimentation est un combat quotidien. Pourquoi donc accoler ce nom au restaurant Séoul ?

Ce jour-là, ma sœur et moi nous sommes rendues avec le sourire à Séoul, restaurant coréen situé dans le centre commercial Leader Prince au Golf, juste en face du supermarché.

Nous sommes accueillis par un enfant qui joue dans la salle et qui ne semble pas savoir comment ouvrir la porte, 10 minutes passent avant qu’un serveur ne vienne mettre fin à cette attente.

Meubles vieillissants, faible climatisation, propriétaire s’exprimant péniblement en français et ne faisant pas cas de nous, voici notre première impression. Nous nous installons au fond de la salle face à la porte de sortie.

Des serveuses dignes de maquis (lieux de consommation d’alcool à bas prix sur Abidjan), attifées de tenues moulantes de piètre qualité bavardent au comptoir. L’une d’elles, un sourire malicieux aux lèvres nous donne la carte.

Après inspection de la carte nous optons pour une grande bouteille d’eau (1500 FCFA), une sucrerie (1500 FCFA), des croquettes de poisson pané au panko et frits sauce tartare (6000 FCFA), Dak Ganjeong composé de pépites de poulet désossé frites glacées dans une sauce maison légèrement épicée avec une purée de patate douce-pomme de terre (8000 FCFA) et du riz cantonais.

Suite à notre commande, nos boissons nous sont apportées ainsi que des verres qui ne sont pas de la première fraîcheur, la bouteille de sucrerie (du coca cola) est pleine de rouille (apparemment ce n’est pas de la faute de Solibra qui parle de mauvaises conservations et ne parle pas de la possible réduction des agents d’entretien dans les solutions de lavages des bouteilles pour réutilisation), la bouteille d’eau est à peine glacée. L’attente commence pour l’entrée ponctuée de bruits de travaux de la porte de la cuisine du restaurant et du tapage d’enfants derrière les cloisons. Une cacophonie qui semble normale en ce lieu.

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Nos boulettes arrivent enfin et sont à l’opposé du visuel de la carte. Je m’attends à ce qu’enfin on fasse la table, mais non, on a juste droit à des ustensiles afin de pouvoir manger directement dans plat (culturel ?). Pour ceux qui comme moi, adorent manger du pain condiment de nos taties, et bien à Séoul, vous avez droit pour 6000 FCFA à la version revisitée du poisson pilé le moins cher de chez nous en portion tellement réduite que cela en est effarant et le pire à peine chaud.

Ma sœur tombe des nues, moi je n’ai plus de mots et pourtant ce n’est que le début. En face de nous, les serveuses interpellent le propriétaire sur le manque de fraîcheur qui fait qu’elles ont chaud. C’est du genre :

–       Ton climatiseur là donne pas hein on à chaud ici comme ça ! OK…

Le plat arrive enfin après plusieurs minutes où l’on aurait dû se lever sans payer et s’en aller dare-dare.

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Il n’est également pas à l’image de la carte (on commence à être habituée), la purée mixte de pomme de terre et de patate est glacée, le poulet à peine chaud, on pense riz cantonais pour nous aider à avancer, et la j’avoue qu’on a été tellement dépassée par le rapport qualité/prix de ce riz qu’on l’a tout simplement oublié (ce sont des choses qui arrivent quand on est trop choqué). N’ayant toujours pas de couverts, nous mangeons tant bien que mal notre plat de résistance dans son plat, tandis que la cacophonie perdure et qu’en plus l’une des serveuses se fait draguer par l’ouvreur sous nos yeux.

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Nous sommes remerciées avec… roulement de tambour… de l’ananas fermenté.

Je crois que là, le départ est la seule manière de mettre un terme à tout ça.

Le menu : cuisine en dessous du passable à l’exception des petites de poulet, usage d’ingrédients peu couteux vendus cher, dessert (même s’il est offert) immangeable.

Note : 1,5/5

Le service : Service inexistant avec des attitudes pas du tout professionnelles durant les heures de travail et ce sous les yeux du proprietaire.

Note : 1,5/5

Avis final

Séoul se devrait d’appliquer une reforme conséquente tant au niveau de la cuisine qu’au niveau du service pour prétendre à ce genre de tarif. Une expérience anecdotique certes, mais coûteuse que je ne ferai pas à nouveau.

Note : 1,5/5

I know Seoul through Jumia Food to have more by obligation than desire, ordered sushi because of the zone restrictions of the structure. Sushi is passable, but consumable. Since it’s a Korean restaurant, that’s understandable. Indeed, they can not claim the technique of the Japanese in this area. I decided in the context of the discovery of other culinary cultures on Abidjan to go there with my sister to find the Korean cuisine. Seoul Bromakotè of Korean cuisine in Abidjan is just down!

Seoul, the Bromakotè of Korean cuisine in Abidjan

In my memories, my parents told me about this not very favored area called Bromakotè. A neighborhood where access to hygiene, drinking water or food is a daily struggle. Why join this name to the Seoul restaurant?

That day, my sister and I were made with a smile in Seoul, Korean restaurant located in the mall Leader Prince Golf, just in front of the supermarket.

We are greeted by a child playing in the room who does not seem to know how to open the door, 10 minutes pass before a server comes to end this wait.

Aging furniture, low air conditioning, owner speaking painfully in French and not respecting us, here is our first impression. We sit at the back of the room facing the exit door.

Waitresses worthy of the maquis (places of cheap alcohol consumption in Abidjan), attired with tight-fitting clothes of poor quality chat at the counter. One of them, a mischievous smile on the lips gives us the map.

After inspection of the card we opt for a large bottle of water (1500 FCFA), a candy (1500 FCFA), fish croquettes breaded with panko and fried tartar sauce (6000 FCFA), Dak Ganjeong composed of boneless chicken nuggets frozen fries in a slightly spicy homemade sauce with mashed sweet potato and potato (8000 FCFA) and Cantonese rice.

Following our order, our drinks are brought to us as well as glasses that are not the first freshness, the bottle of candy (coca cola) is full of rust (apparently it is not the fault of Solibra who speaks poor storage and does not speak of the possible reduction of cleaning agents in the bottle washes solutions for reuse), the water bottle is barely icy. The wait begins for the punctuated entrance of noise from the kitchen door of the restaurant and the noise of children behind the walls. A cacophony that seems normal in this place.

Our meatballs finally arrive and are the opposite of the visual of the card. I expect that at last we make the table, but no, we just have the right to utensils to eat directly in the dish (cultural?). For those who like me, love to eat bread condiment of our aunties and many in Seoul, you are entitled to 6,000 FCFA to the updated version of the fish pounded the cheapest home in so small part that is frightening and worse hardly hot.

My sister falls from the clouds, I have no more words and yet it is only the beginning. In front of us, the waitresses call the owner on the lack of freshness that makes them hot. It’s like:

– Your air conditioner does not give eh hot on here like that! OK…

The food finally arrived after several minutes where you should stand without pay and leave posthaste.

It is also not the image of the map (we are getting used to it), the mashed potato and potato puree is icy, the chicken barely hot, we think Cantonese rice to help us move forward, and I admit that we were so overwhelmed by the quality / price ratio of this rice that we simply forgot (these are things that happen when we are too shocked). Still having no cutlery, we eat somehow our dish of resistance in his dish, while the cacophony continues and in addition one of the waitresses is flirted by the opener before our eyes.

We are thanked with … drum roll … fermented pineapple.

I think that here, the departure is the only way to put an end to all that.

The menu: cooking below the passable except for small chicken, use inexpensive ingredients sold expensive, dessert (even if offered) inedible.

Rating: 1.5 / 5

Service: Non-existent service with attitudes not at all professional during working hours and in the eyes of the owner.

Rating: 1.5 / 5

Final notice

Seoul should apply a substantial reform both in terms of cooking and service to claim this kind of tariff. An anecdotal experience certainly, but expensive that I will not do again.

Rating: 1.5 / 5

Posted by:mamiemissivory

Je suis d'abord Ingénieur des industries agro-alimentaire ensuite blogueuse, content writer, écrivain de nouvelles à mes heures perdues, passionnée de cuisine et de tout ce qui s'y rapporte, de musique aussi et enfin de ce qui aurait du passer en premier à savoir la lecture.

2 replies on “Séoul, Bromakotè de la cuisine coréenne à Abidjan

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